En Grèce : Le Tour Du Péloponnèse 2/3 - Voir les photos
En Grèce : Le tour du Péloponnèse. 2/3. 2ème partie. Destinations : Athènes, Météores, Delphes, Mycènes, Nauplie, Olympia, Mistra, Kalamata, Hydra. 14/04/2005 : nous ne sommes pas mécontents de quitter Athènes. Athènes est une ville bruyante, sans charme, ou le bruit des moteurs, des klaxons est roi. On ne ressent aucune énergie, aucune dynamique. Cette ville se construit mais il ne fait pas bon y vivre. Tout est carré, cubique, cest pollué. Les habitants ne sont pas du tout sympathiques. La voiture est reine, le piéton ny a pas sa place. Nous avons
failli nous faire renverser plusieurs fois. On a eu droit aux coups de klaxon (car lathénien est maître en ce domaine) et on doit se dépêcher car sur la voiture ils ne connaissent pas les freins. Dès 6 h ça klaxonne. Il ny a aucun respect pour lhomme qui dort. Il y a sans cesse du mouvement. Le repos nest possible quentre 2 h et 6 h. Cest peu lorsque lon aime dormir ou que lon a besoin de repos. Son seul attrait : ses sites archéologiques. Est-ce que ce sera différent ailleurs ? On
le saura dici peu puisque nous sommes sur la route en direction de Delphes. Aujourdhui le temps est moins beau. Il y a plus de nuages et du vent. Le site de Delphes est ouvert jusquà 18 h mais le musée ferme à 15h. Il est midi. Nous mangeons au pied dun bassin. Celui-ci est en fait, le bassin ou la pythie se baignait. Cet endroit est sans indication et passe inaperçu. Lentrée est de 9 €. Nous commençons par le musée. Nous voulons laisser nos sacs et on nous dit quil ny a
pas de vestiaires. Pourtant un panneau nous dit le contraire. Cest à nos risques et périls si nous le laissons. Philippe le laisse. De belles pièces sont enfermées dans ce musée. Laurige, kouros... Lorsque nous nous dirigeons vers lextérieur, la pluie commence à se faire sentir. Fort heureusement ce nest que passager et de petites gouttes. Nous nous aidons de notre guide pour apprécier au mieux ce site. Connaître lutilisation des monuments. Le mur soutenant le temple est énorme. On ne peut pas tout prendre en photos tant ce monument est grand. Il y
a peu de monde. Ce qui permet dadmirer au mieux le site, de se lapproprier, de sapprocher des pierres, de prendre des photos... Au stade, une petite pause simpose. En redescendant on admire à nouveau le théâtre et la vue. Vue magnifique sur la vallée. De plus la lumière est plus belle que ce matin. Ensuite Philippe et moi allons voir le sanctuaire dAthènes ainsi que le gymnase. Enfin, ce quil en reste. Nous voyons enfin le trésor de marseille. Alain ne laura pas vu. Ce nest pas grave. Tout est en ruine. On a quand
même pris la photo. En marseillais il le faut bien. Maintenant direction Nafpaklos pour y passer la nuit. Nous trouvons un hôtel à 35 € la nuit. Il est très clean. On prend une douche bien chaude. Nous mangeons dans la chambre dAlain et véronique car elle est plus grande. Ils ont 1 grand et 1 petit lit alors que nous avons 2 petits lits. Ensuite dodo. Il faut croire que lon est maudit. Il y a une classe et naturellement ils font le bordel. Portes qui claquent, cris, rires... finalement cela cesse et nous
pouvons dormir. 15/04/2005 : difficile de se réveiller mais on na pas le choix. Rendez-vous à 8 h dans le hall direction Olympie. On fait le plein dessence, dalimentation. Nous avons acheté des tartes salées pour midi. A Olympie il y a un concours de danse traditionnelle. La musique est très forte. On trouve que les hommes sont un peu ridicules dans leurs costumes. Ces nest pas valorisant du tout. Le concours consiste à danser sur une musique traditionnelle. Les hommes et les femmes se tiennent par la main, font une ronde et avancent.
Un peu comme les danses bretonnes. Le chef de file tient le 2ème homme par un foulard et de temps en temps il tourne seul sur lui-même et au bout de 2 tournis il saccroche à nouveau à son compagnon. Nous regardons quelques minutes. Ensuite on va sur le site et on apprend que le musée et le site ferment à 15h. Il nous reste donc 3 heures pour faire le tout. Malgré le nombre important de cars, on ne remarque pas trop la foule. Ce site est impressionnant. Lorsque lon voit toutes ces colonnes
on imagine la grandeur et la beauté de ce site. Cela devait être impressionnant de marcher à cet endroit durant les jeux. Lambiance devait être phénoménale. Aujourdhui, cest dun calme. De plus les arbres sont en fleur. Ce qui rajoute à la beauté de ce site. Nous mangeons nos tartes salées au niveau du stade. Elles sont plus que salées. Nous nous posons un instant à cet endroit. Ensuite direction le musée. Lorsque lon rentre dans la première salle on ne peut quêtre pris par les frontons du temple de Zeus. Ils sont bouleversants. On ne
peut rester de marbre devant ces chefs doeuvres darchitecture. Il y a également dautres trésors : Hermès portant Dyonisos, la Nické, des casques... En tous les cas, 15 h cest 15 h ici aussi. A 14h55 on a droit au petit carillon et à 15h on nous dit : « cest fermé, il faut partir ». Ce que nous faisons car nous navons pas le choix. On reprend donc la voiture afin de trouver un endroit pour dormir. Nous nous arrêtons dans un petit village « Antchessina ». A la sortie de voiture, Philippe voit un bric-à-brac. Il y entre.
Un vieil homme lui montre les objets quil fabrique : lanternes en fer blanc, huiliers, cloches... il veut tout nous vendre. Philippe lui achète une lanterne horrible pour compléter sa collection. Il ne la pas payée cher : 4 €. En continuant, nous voyons dautres magasins fermés. Après avoir été dans les hauteurs de ce village, nous retournons au centre. Là, un vieil imprimeur travail. Nous le regardons et il nous fait signe dentrer. Il fait tout comme avant. Nous le prenons en photo. Hallucinant quà notre époque on puisse encore voir des personnes travailler de
la sorte. Il a tout juste une lampe de bureaux qui léclaire. Il a les mots et les placent à lenvers comme avant. Il nous explique quil fait tout lui-même. Lorsquon le prend en photo il nous dit que sil en avait un, il prendrait véronique en photo. Nous le laissons travailler et allons boire un verre sur la place du village. Cest un peu cher. Pour exemple, 4 € un sprite bouteille. Avant de retrouver la voiture nous allons voir une étale de boucher. Cest fermé mais là aussi tout est à lancienne : plan
de travail en bois... chez le charpentier, idem. Il a une scie que personne ne voudrait utiliser tant elle est dangereuse. Savent-ils quils sont entrés dans lEurope et quil y a des règles de sécurité et dhygiène qui existent ? Dans ce même village, une fontaine a été encerclée par un arbre. Cest à voir. Nous nous arrêtons à Karitena pour la nuit. Nous cherchons une chambre dhôtes. Nous faisons le tour du village. Il est très joli. Nous trouvons une taverne. Un homme parlant anglais nous explique quil y a un hôtel et
des chambres plus loin. Il veut nous offrir le coup. Nous lui rétorquons que nous voulons dabord trouver la chambre. Il se renseigne à la taverne da côté pour la chambre. Il revient nous dire que lhôtel est complet et nous indique lendroit ou lon peut trouver une chambre dhôtes. Il nous corrige également sur notre façon de dire bonjour en grec. A partir de 17h, on ne dit plus « caliméra ». Il nous attend tout à lheure. La chambre dhôtes est à 70 € pour 2 chambres. Nous essayons de négocier à 60. Il ne veut
pas. Jessaie de lui expliquer en grecque avec laide du vocabulaire des guides que hier, pour le même prix on avait une chambre dhôtel. Il me répond que si lon reste 2 nuits, il nous fait la chambre à 25 € et que si cest une nuit, on paie 65 € pour 2 chambres. Nous navons pas dautres choix. Nous acceptons. Il veut connaître nos prénoms et nous invite à boire le café dans une heure. Il peut toujours courir. Il a dit que jétais intelligente car je le comprenais. Ce soir nous ne sommes malheureusement
pas retournés à la caverne boire un verre. 16/04/2005 : avant de partir pour voir les monastères, nous faisons un petit tour du village. Celui-ci nest pas encore trop enlaidi par de nouvelles habitations. Avant de prendre la longue route, nous allons également voir un pont médiéval. A 1ère vue il est peu intéressant mais derrière, celui-ci, il y a une chapelle accolée à lun des piliers. Cest ce qui fait sa particularité. Nous allons vers Dimitsana et les gorges de Lousios. Nous faisons une petite halte à Stemnitsa. Philippe veut y voir le musée.
Malheureusement pour lui, celui-ci ouvre à 11 h et ferme à 14 h. il ne pourra donc le voir. En arrivant au niveau du monastère, nous sommes impressionnés de voir leurs habitations à flanc de montagne. Cest indescriptible. La vue y est très belle, la quiétude est présente puisque lon entend uniquement leau couler, le cri des corbeaux. La roche au dessus des habitations est noire. Cette couleur est due aux fumées de chauffage au bois qui sont évacuées par un tuyau vers lextérieur. Ils ont tout ce quil faut pour pouvoir vivre en autarcie
: poules, mules, chèvres, moutons, jardins. Nous pénétrons dans le monastère. Nous mettons nos paréos. Un moine discutant avec 2 enfants nous dit dentrer. Il nous laisse faire notre visite seul. Bizarre. Les escaliers sont mouillés, nous les grimpons. Un moine est en train de les laver au jet deau avec un balai en paille. Nous nous dirigeons vers la chapelle. Ici lambiance est tout autre comparée aux météores. Il sy dégage cette quiétude et cette atmosphère monacale. Les murs qui sont en fait la roche, sont peints. Des fresques plus ou moins en bon
état. Un endroit pour prier. Sur la gauche, se situe la cuisine, un salon. En montant les escaliers se trouvent le réfectoire et le balcon. La vue est vraiment magnifique. Cet endroit est magique. On y ressent vraiment un bien être. Ce que lon na pas ressenti aux météores vu le flot incessant de touristes et le fait quil ny ait pas de moines mis à part à lentrée. Alors quici on sent ce monastère vivre. Vu que lentrée est gratuite, Alain et véronique achètent des icônes et de lencens. Pour notre part, lencens suffira.
Il suffit de se servir dans les armoires et de mettre largent dans une boite. Personne ne surveille. Nous quittons ce havre de paix pour aller visiter le monastère de Prodromou. La première partie du chemin est facile. Cela descend. Les moines ont prévue des bancs assez régulièrement pour se reposer. Nous arrivons au bas des gorges. Elles sont grandioses et le flux est important. A partir de ce moment, il faut monter, cest moins marrant. Philippe et véronique vont voir le monastère abandonné situé plus en hauteur en prenant le chemin de gauche. Pour
notre part, nous montons directement au monastère. Durant lascension, plusieurs pauses simposent. On les attendra 30 minutes environ. Ce monastère est déjà plus visité et plus moderne que le précédent. Normal, il est plus facile daccès. Nous voulons visiter la chapelle mais il y a une messe. Nous sortons et voulons monter les quelques escaliers pour aller à laccueil mais un moine ne veut pas. Cest lheure du repas apparemment. Nous attendons donc tranquillement que la messe se finisse. A 12h45, cest fini. Nous y entrons. De belles fresques. Nous voyons que les yeux de jésus
ont été taillés dans la roche. On se demande pourquoi. Une femme grecque nous explique dans un très bon français que ce sont les turcs qui ont fait cela durant loccupation. Ils les laissaient pratiquer leur religion mais certains turcs craignaient Jésus et donc parfois ils appelaient un moine lorsque leur enfant était gravement malade et celui-ci priait la vierge et comme par miracle, le lendemain, lenfant était guérit. Les gorges de Lousios se nomment « le saint monde du Péloponèse » car cest un haut lieu de résistance contre les turcs en 1821 : 7 patriarches et
60 évêques sont issus de lécole clandestine de ce monastère. Elle nous laisse. En sortant, nous regardons les icônes situées à lentrée et qui sont embrassées par tout le monde. Par un jeux de lumière, la glace qui les protège est parsemée de traces de lèvres, voire de la bave. Cela nous horripile. La personne qui nous a parlée a embrassé au moins 5 fois un livre dans la chapelle. Sont-ils nettoyés de temps en temps ? Ensuite nous reprenons le chemin en sens inverse pour retrouver la voiture. Nous allons voir le village de
Dimitsane. Celui-ci est également très fréquenté. Nous allons manger au restaurant car nous navons plus une seule victuaille et il faut dire que cela nous change un peu des tomates, pain, fêta. Avant de partir nous avons également fait le plein de provisions. Nous nous dirigeons vers Sparte par les petites routes. Il faut dire quelles sont typiques. On nest jamais au bout de nos surprises : 1 fois une poule traverse la route, une autre fois un troupeau de moutons prend toute la route, il y a affaissement de terrain non annoncé, un tracteur
à doubler. Au moins cest animé et typique. A Spartes, quelle déception. Cest une ville cube. On cherche des « rooms to rent » mais il ny en a pas. Nous faisons le tour des hôtels et le prix le plus bas est 40 €. Donc nous dormons dans un hôtel à 40 € la nuit. Durant le repas dans notre chambre, nous téléphonons avec le portable de véronique à Nauplie pour réserver une chambre demain soir. Nous ne voulons pas toujours payer ce prix. Nous en avons une pour 27 € la nuit. Suite dans « En Grèce : Le tour du Péloponnèse. 3/3. 3ème partie.
Philippe et Sandra
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