Lundi 19/04/04. 
Aujourd’hui direction les cascades d’Ouzoud.
Comme nous aurions du nous y attendre, la personne chargée de nous emmener au bureau de la location de voiture a une demi-heure de retard.
Départ 10h15 de Marrakech. On fait le plein. Le super est au même prix que chez nous 0,92 euro le litre. On paye en liquide. L’inscription visa ou master card n’inclus que les cartes visa marocaines.
La route pour les cascades est relativement longue. Prévoir 3 heures pour 167 kms. Nous avons préféré prendre la route qui passe par sidi. Nous avons vu quelques scènes de la vie agricole : ramassage des coquelicots, transports, nids de poules.
Philippe ce jour là était d’une humeur massacrante. Il ne voulait pas faire autant de bornes pour voir des cascades. Finalement il ne l’a pas regretté car les cascades sont belles. Nous nous sommes promenés et avons trouvé un endroit magnifique. Seul hic : les Marocains qui veulent absolument nous guider et qui pensent que nous ne savons nous orienter.
Ne pas écouter les conseils des guides. ( le parking coûte environ 5 D ). Ne pas emprunter les escaliers touristiques. Aller jusqu’au départ de la rivière. La longer du coté droit. Puis pour descendre, il faut passer au travers des terrasses plantées d’oliviers.
Partir en ayant mangé.

Mardi 20/04/04. 
Au jeu  » cherchez les gravures rupestres  » je suis la meilleure.
Nous sommes à Oukaïmeden. C’est vraiment magnifique. La route qui y mène est absolument splendide.
Attention aux jeunes qui dès que vous vous arrêtez pour prendre une photo se ruent sur vous ou sur la voiture pour vous demander de l’argent. A la fin c’est pesant. Même le mola hamar nous suivait… pour nous vendre des pierres.
Le site d’Oukaïmeden est rempli d’Azib. Les pasteurs des tribus Rheraya et Ourika n’occupent le site qu’en été pour le déserter en hiver et aller dans les plaines du Haaruz.
Le lendemain de l’ouverture de la saison du pâturage, sur le plateau de l’oukaïmeden, le 10 août, a lieu un grand moussem (fête religieuse et/ou agricole).

Le refuge du CAF est nickel.
Après discussion avec la patronne, Philippe change notre itinéraire pour le lendemain.

Mercredi 21/04/04. 
La nuit au CAF pour deux avec dîner, petit déjeuner, thé = 230 D.
Nous quittons Oukaïmeden direction Imlil. Nous pensions que c’était très grand. Déception. C’est tout petit et intensément peuplé. Nous avons payé 15 D le gardien du parking. Les gens étaient étonnés du fait que nous n’avons pas pris de guide, ni de mule.
Nous commençons notre ascension. Les gamins demandent toujours des stylos, des bonbons, des dirhams. Ils font même 30 m de dénivelé en courant pour quémander. Arrivé en haut…surprise : les 4×4 qui sont montés, redescendaient. Ils sont venus manger sous une tente gigantesque avec WC à l’extérieur. Incroyable de voir cela en haut.
Arrivés près de Tachedir, un gamin nous propose de dormir chez lui. Nous refusons. Nous arrivons au refuge du CAF. Nous visitons le village. Très difficile de prendre des photos de personnes. Les femmes se cachent.
A 18h15 le brouillard arrive d’un coup pour nous encercler. Nous sommes obligés de nous terrer à l’intérieur du refuge. Il y a deux français qui ne sont pas du tout sympathiques. Le guide qui les accompagne nous explique que Imlil est de plus en plus déserté par les touristes car le départ pour le Toubkal se fait maintenant à Aroumd.
Les hôtels et bars sont désertés. Il n’y a plus de panneaux indicateurs sur les routes car ils sont pris pour faire des tables.

Jeudi 22/04/04. 
Petit déjeuner : thé, pain, beurre rance, confiture.
Il y a 2 gîtes + eau chaude au village avant Tachdirt.
A Ouaneskra, il y a les  » douch choud  » pour 10 D.
Il y a un gîte et deux épiceries à Tamgist.
A Ikis, tous les enfants nous ont montré le chemin pour Imlil. Trois filles n’ont pas arrêté de nous suivre jusqu’au col de Tisin’aguer sioual. Soit 400 m de dénivelé. Au col elles sont descendues vers Aguer Sioual. Cinq minutes plus tard, neuf filles arrivent et s’assoient pour se reposer. Tout d’un coup, surgissant de nulle part, un homme en djellaba bleue arrive. Sans qu’il ne dise un seul mot, elles se sont levées et ont repris leur chemin. L’homme quant à lui s’est reposé.
Nous sommes ensuite descendus vers Imlil et sommes arivés directement au niveau du parking. De là nous avons pris la direction de Telouet.
Durant le trajet, des hommes au niveau du bord de la route proposent :
– morilles sèches
– figues sèches
– pierres
– fossiles
Les pierres sont d’un rouge douteux.
Arrivés à Telouet, nous dormons chez Ahmed. Joli hôtel (150 D la chambre + petit déjeuner + 6 D le repas). J’ai pris un hammam après manger. Très rudimentaire. De l’eau chaude, que l’on balance sur le sol et la différence de température forme de la vapeur d’eau (15 D).
J’ai mal dormi. J’avais froid.
Philippe trouve que c’est cher pour ce que c’est. Il n’y a pas de pression pour la douche, il faut remplir l’eau chaude dans un sceau, la mélanger avec de l’eau froide et verser le tout sur la tête. L’eau chaude était plus que chaude.

Vendredi 23/04/04. 
Philippe a acheté un tapis orange pour 500 D au lieu de 700. Nous avons dit au vendeur que c’était la seule somme qu’il nous restait. Il nous a proposés d’en envoyer 200 par la poste.
Son erreur nous montrer le même tapis en jaune pour 500 D.
Ne voulant pas lâcher le prix, nous sommes sortis de la boutique et avons marché lentement vers la voiture. Il nous propose 500 + un troc. Nous lui rétorquons.  » Nous n’avons rien à troquer « . Il repart. Philippe met sa ceinture de sécurité très lentement (comparé à d’habitude), cherche ses lunettes de soleil lentement, met le contact, commence à faire demi-tour et tout d’un coup nous entendons  » d’accord « . Nous avons notre tapis à 500 D (2 pleins d’essence).
Avant, nous avons quand même visité, la casbah. Elle est en piteux état. Il ne reste que trois pièces très belles :
– la salle à manger
– la chambre des femmes
– la chambre de l’homme.

Ensuite direction Ouarzazate.
Nous avons visité les studios Atlas. Il y avait les décors de : Astérix et obélix, Gladiateur. Tout cela en piteux état. En ce moment Ridley Scott, tourne les croisades. Le château brille au loin et fait vraiment carton pâte. Ouarzazate est vraiment très, très moche. Nous avons visité la casbah de Taourite. Seul monument valable. Pas besoin de guide pour visiter l’intérieur. Contrairement à ce qu’ils disent, on ne se perd pas. Inconvénient, nous n’avons aucune explication.

Samedi 24/04/04. 
Départ de Ouarzazate direction Zagora. Trois heures et rien à voir à Zagora. Ensuite direction Amezrou. Là , visite de la médina, de l’atelier berbère et de sa boutique. La boutique est très belle. Il y a de très beaux objets anciens mais chers. Le propriétaire accepte la carte bleue et propose d’envoyer le tout par avion. Nous n’avons rien acheté. Nous l’avons complimenté sur son magasin et lui avons dit que si nous gagnions un jour au loto, nous viendrions le voir pour lui acheter quelque chose.
Ensuite visite de la synagogue et de la palmeraie.
Ensuite, direction Tamegroute. Nous avons visité la poterie. La couleur verte est très belle. Mais le travail de finition laisse à désirer. Toujours prévoir 10 D pour le guide.
Nous avons visité la bibliothèque. De très beaux manuscrits dans un état de conservation très déplorable.
Direction M’Hamdi. On passe devant la dune de Tinfour. Il y a 50 tentes berbères pour au moins deux autocars. On a l’impression que le sable a été amené pour faire une dune.
On s’arrête à Oulad Driss. Pour visiter le musée. Le propriétaire nous propose d’aller aux dunes. Nous acceptons et y allons avec la Fiat.
Petit problème à l’arrivée, on s’enlise. On casse le pare choc et le comble : crevaison lente. Philippe est plus qu’énervé. Nous posons nos affaires dans la tente et allons sur les dunes admirer le coucher du soleil. Il y a peu de touristes et les tentes sont moins nombreuses qu’à Tinfou. Nous mangeons un couscous et dormons. Philippe me réveille à cinq heures pour admirer le lever du soleil. J’ai du mal à me réveiller. Je regarde par l’ouverture de la tente. Il y a du vent et des nuages. Je me rendors. On se lève à huit heures, on prend le petit déjeuner, on change la roue. Finalement c’est un clou qui a provoqué la crevaison.

A suivre…

Philippe et Sandra