Dimanche 25/04/04. 
Après avoir changé la roue, nous prenons Sallah (notre guide ) avec nous jusqu’à Tamegroute. Nous lui payons les 400 D convenus.
Nous allons voir le garagiste pour le pare choc et la roue. Il nous refait le pare choc, un collègue a mis une rustine sur la roue. Le tout pour 70 D.
Ensuite nous allons au marché de Zagora.
Marché unique en lui-même. Il y a de tout et par secteur.
– Le souk des animaux. Des brebis, des chèvres, des mules, des ânes, même une vache. On y marchande le bétail. Les animaux sont entravés.
– Souk des poules. Ici, la poule est pesée vivante et égorgée sur place. Elle est mise à saigner dans un bidon d’huile coupé en deux, la tête à l’intérieur jusqu’à ce qu’elle ne se débatte plus.
– Le souk des cordonniers et ferblantiers. Ici rien ne se perd. Tout est refais à la main et à même le sol.
– Le souk des fruits et légumes. Les fruits et légumes sont peu chers. Exemple : 5 D le kilo de melon…. Il est pesé et négocié au centime près.
– Le souk de la viande. Nous n’y sommes pas entrés. L’odeur est très forte.
– Le souk des épices, droguerie, vêtements, ustensiles ménagers… 10 D les 100 grammes d’épices.
Erreur à ne pas commettre et que Philippe a commis. Négocier le prix et ne pas acheter. Là on se fait engueuler. Si tu négocies, tu achètes. Ce n’est pas comme en France.
Ensuite, visite de la vallée du Draa, d’une ancienne casbah dans une palmeraie. La vieille devant la porte nous a proposés de la visiter. Tout est à même le sol. Pas un seul meuble. Nous avons acheté une galette tout juste cuite. Il y avait le poulailler, la salle des repas recouverte de tapis, la salle du linge sale plus que pleine, la salle d’eau, la cuisine où l’on chauffe le tout avec des feuilles de palmier. Le puits à l’extérieur était sec. La niche pour les chiens est creusée dans le sol et recouverte d’un toit de terre.
Nous avons déjeuné dans la palmeraie.
Ensuite, halte au café d’Agadez. Un bus arrive. Tout le monde sort. On décharge. Tout le monde attend. Au bout de 20 minutes, le chauffeur klaxon plusieurs fois. Tout le monde monte et le bus repart. Les marchands de bonbons reprennent leur emplacement sur la place.
On dort à Ouarzazate.

Lundi 26/04/04. 
Nous sommes partis direction la vallée du Dadès.


Première direction : Askoura et sa palmeraie avec ses casbahs. 

Nous essayons de trouver l’entrée de la palmeraie. Bien entendu, celle-ci n’est pas indiquée. Nous entrons dans le centre ville. Comme d’habitude, un faux guide est là. Nous décidons de marcher sur une piste. Au bout de 500 mètres, le gardien d’un gîte nous indique comment y aller et à la fin nous propose les services de son cousin pour nous guider.
Nous prenons la voiture et y allons seul. Résultat, nous ne trouvons aucune kasbah. Nous décidons de faire demi-tour. Nous allons voir la coopérative des fabriquants de couteaux. Déception, il y a trois fabricants et le reste sert de boutique.


Deuxième direction : la vallée des roses. 

Tant bien que mal, nous trouvons la direction. Car bien entendu, rien n’est indiqué. Nous prenons la piste. Horreur au bout de 2 km nous abandonnons. Avec la Fiat nous ne pouvons continuer. Retour à la case départ.


Troisième direction : la vallée du Dadès. 

Le début de la route n’est pas bon. Ensuite, Ça va quelques km et ensuite, à nouveau l’horreur et puis cela va à nouveau.
Tous les enfants sur le chemin demandent des bonbons, des stylos, des dirhams. Cela nous énerve. En chemin on voit un camion de touristes. Une femme jette un bonbon à la menthe aux enfants en leur faisant des bisous. Pour qui se prend-t-elle ? La reine d’Angleterre ? C’est à cause de gens comme elle que les enfants mendient.
Près de l’hôtel kasba nous nous arrêtons pour marcher dans les gorges. Elles sont immenses et magnifiques. Nous avons marché pendant 1 heure environ et sommes retournés à la voiture car il était déjà tard.
Direction Tinehir pour retrouver l’hôtel. La ville est horrible. Elle est en pleine construction. Nous trouvons notre hôtel. Un gérant et du personnel plus qu’accueillant. Un homme très gentil, parle avec nous après le repas. Il nous montre ses photos qu’il a récoltées et qui sont collées dans un cahier.


Mardi 27/04/04. 

Nous quittons l’hôtel. J’ai fait la photo comme promis avec l’homme gentil. Je la lui enverrai.
Direction vallée du Draa.
Nous arrivons près de la vallée des roses. Nous allons voir l’atelier de fabrication d’eau de roses. Il faut 40 kg de roses pour faire 1 litre d’eau de roses. L’alambic est petit. Les roses sentent bon. Nous allons voir la boutique. Horreur. Tout est trop cher.
Nous reprenons la voiture. Il y a toujours des gens sur le bord de la route qui veulent nous vendre des dattes. Nous nous dirigeons vers Skoura pour voir la casbah de la palmeraie. Nous nous garons sur le parking de la casbah ben Moro. Hôtel trop luxueux pour nous.
Nous désirons voir (enfin, plus philippe que moi) la casbah Amerdhil. Nous demandons au vendeur situé à côté de l’hôtel notre chemin. Il nous l’indique en précisant qu’il faut suivre le sol blanc. Naturellement, à peine avons-nous fait 20 mètres qu’un guide se présente à nous, commence à marcher avec nous, à nous parler. Nous en avons marre et disons  » STOP ! On veut être seul !  » Finalement, il part. Plus loin un autre nous attendait que nous avons également refoulé.
Nous arrivons devant la casbah. Des jeunes sont évidemment là pour faire la manche. Aziz le gardien nous accueille gentiment. Nous lui parlons de notre ras le bol des faux guides. Lui nous fait également part de son mécontentement car ils guident mal les gens et les envoient vers d’autres casbahs.
Dans la casbah, il y a des objets anciens. Philippe se régale. Les tours de la casbah sont représentées sur un billet marocain. Nous ne savons plus lequel.
Il nous explique la cachette pour les céréales située au plafond. Les cinq trous dans la tour des femmes : quatre pour les femmes, un pour l’homme pour prier.
Nous buvons le thé avec lui. Il nous montre des photos. Nous dit qu’il n’a pas plu depuis 5 ans, qu’il n’y plus de travail aux champs et que c’est pour cela qu’il y a des faux guides situés un peu partout. L’eau est également salée. D’où le chemin blanc à suivre. Il nous donne ses coordonnées.
Nous retrouvons la voiture. Direction Ouarzazate et l’hôtel. Ce soir nous y mangeons. On a droit au chanteur qui joue tout le temps la même chose et chante n’importe quoi. Naturellement nous devons le payer car il n’est pas rémunéré par l’hôtel.

Mercredi 28/04/04. 
Nous reprenons la route direction Marrakech. Cette fois Philippe n’a pas rémunéré le gardien. La route est longue. Nous avons eu droit à un peu de pluie.
Avant de rendre la voiture, nous la faisons laver. Philippe veut qu’elle soit propre pour que le pare choc passe comme une lettre à la poste. Coût du lavage intérieur et extérieur + aspirateur par un employé : 3 D. Nous rendons la voiture. La caution nous est rendue.
Nous prenons un taxi pour retourner à l’hôtel. Il ne veut pas mettre le compteur en marche et nous fait payer 20 D. Nous lui proposons de nous prendre à 4 heures pour prendre notre avion. Il est d’accord.
Une fois nos affaires posées à l’hôtel nous allons faire nos achats.
– les rideaux pour 350 D au lieu de 600 D. Nous n’avons pas marchandé. Le patron a vu que nous connaissions le prix et que nous savions ou nous voulions les mettre. Dans le même temps, il vend les même pour 600 D à une femme. Il faut dire que nous nous sommes renseignés sur les prix à l’ensemble artisanal.
– on se renseigne sur les prix des assiettes. Ils sont excessifs. 8 à 10 D l’assiette. En nous promenons, nous voyons un petit magasin qui nous les fait à 4 D. Nous lui en prenons 8. A la fin, il nous demande si nous n’avons rien à troquer (du rouge à lèvres pour sa femme, des euros…).
– je choisis mes lampes au souk des lampes. J’en prends une grande et une petite. 320 D les deux. Je pense que je me suis fait avoir….mais bon…c’est toujours moins cher qu’en France.

On dépense jusqu’au dernier centime. J’ai des babouches pour 100 D alors qu’il les faisait à 300 D. De toute façon, on n’avait pas plus. Le fait qu’il ferme a aidé à la négociation. Ce soir on s’endort tôt car à 3h45, le réveil sonne.

Jeudi 29/04/04. 
Le chauffeur de taxi était là. Nous le prenons. D’un coup, il fait demi-tour. On s’inquiète. Il a oublié son coussin dans la rue. Il le retrouve et cette fois ; direction l’aéroport.
Nous attendons puis nous embarquons. Je suis coté hublot. La mer de nuages est magnifique.
Nous arrivons à Marseille. Il pleut. Je change mes tongs contre mes chaussures de montagne. Le voyage est bel et bien fini.

Philippe et Sandra