En Grèce : Le tour du Péloponnèse. 3/3. 3ème partie. 
Destinations : Athènes, Météores, Delphes, Mycènes, Nauplie, Olympia, Mistra, Kalamata, Hydra.

17/04/2005 : comme à notre habitude nous sommes parmi les premiers sur le site bien que nous soyons partis à 9 h 15 au lieu de 8 h ce matin. Le temps est bizarre. Un voile de brume entoure la plaine. Ce site est calme pour l’instant. Les arbres sont en f leurs et cela donne une touche de couleur magnifique. En été tout doit être sec et cassé par le soleil. En cette période, il n’en est rien. Bien au contraire, la plaine est verte avec des touches de mauve ici et là.
Ce site représente une autre période par rapport à Olympie et Delphes. C’est moins grandiose dans l’architecture. Arrivés au château, il y a un vent à en faire voler les lunettes. N’est-ce pas Alain ? Dommage que l’on voit encore moins au loin que ce matin car cela pourrait être magnifique.
Durant le chemin de Nauplie nous nous arrêtons dans un champ d’oliviers pour manger. Nous arrivons très tôt à Nauplie. Un petit tour de la ville s’impose. Il y a une atmosphère de vacances qui en ressort. Des photos n’ont pu être prises faute de soleil. Demain ce sera certainement mieux.
Nous prenons notre chambre à la  » pension Nafpolikpos « . Ce sont les chambres les plus sympas de tout le voyage.
Ce soir = resto. Après avoir fait tout le long de la rue des restaurants, nous en choisissons un. Il faut dire que 5 minutes avant, nous sommes entrés dans un restaurant et Philippe ne l’appréciait pas. Il avait l’impression que c’était de la nourriture de cantine. Nous étions presque installés à table et sommes partis. Cela ne se fait pas, mais bon, il faut bien faire plaisir à philippe. Le resto choisi était sympa. Nous avons tous pris des entrées : feta chaude, roquefort chaud, beignets de courgettes en forme de frites, poivrons farcis à la feta. C’était pas mal. On piquait dans les plats de l’un et de l’autre. Ensuite nos plats étaient bons. Le serveur nous a offert le digestif. Liqueur de rose. Pas mal. En apéro (offert par Alain) véronique et moi avons pris des bières et Alain et Philippe de l’ouzo. Ensuite j’ai offert les glaces.

18/04/205 : Mycènes et Tirynthe au programme.
Nous avons eu du mal à trouver la route d’Argos. En effet, Alain et moi avons vu un panneau Argos. Philippe fait demi-tour et il s’avère que nous avons mal lu le grec. Ce n’était pas cela. Donc on fait demi-tour et Philippe manque le panneau Argos. Re-demi-tour.
Le site est difficile à trouver à partir d’Argos. Rien n’est indiqué. Avec plus ou moins de mal on trouve Mycènes. Il est 9 h lorsque nous sommes sur le site parmi les premiers. Nous pouvons faire des photos tranquillement et sans monde dessus. A un moment de la visite, nous nous prenons la tête pour savoir ou se situe le mégaron. Personne ne voulait me croire. Finalement ils ont du s’incliner. J’avais trouvé l’endroit.
Ensuite on veut voir le musée. Malheureusement, le lundi il ouvre à 12 h et nous devions attendre 30 minutes. En sortant du site, on voit une fourmilière de gens. C’est incroyable. Finalement comme le dit véronique, l’adage de ce voyage est :  » le monde appartient à ceux qui se lèvent tôt « .
Nous décidons d’aller à Tirynthe. D’abord nous allons voir le tombeau d’Agamemnon. A l’intérieur nous voyons des jeunes se parler entre eux par le biais des pierres. Lorsqu’ils sont sortis et que nous nous retrouvons seuls, je demande à Philippe de se mettre en face et de me dire s’il m’entend lorsque je parle. Il me répond que oui. C’est impressionnant. Nous nous amusons quelques instants.
Pour trouver Tirynthe, quelle galère. Aucune indication. Embouteillage dans un petit bourg à cause d’un bus. Finalement nous trouvons notre chemin. Comme tout est mal indiqué, nous allons d’abord direction le barrage. Arrivés devant, on se demande où il est ? Philippe va voir seul plus loin. Alain et moi pensons que lorsqu’il va revenir, il va dire :  » c’est hallucinant comme c’est beau « . Il revient et le premier mot :  » c’est hallucinant, il n’y a rien « . Nous rigolons tous les deux et Philippe ne comprend pas. Alors nous lui expliquons. Cette fois on prend la bonne direction. Nous arrivons au bon site. Le gardien nous demande de payer. Nous lui faisons comprendre que nous sommes le 15 et qu’aujourd’hui c’est journée gratuite. On ne sait pas d’où il sort mais il nous dit que oui, qu’il vient d’arriver et qu’il a oublié. Qu’importe, nous non et nous rentrons gratuitement.
L’épaisseur du mur de défense est impressionnante. Comment ont-ils fait pour déplacer ces pierres si lourdes ? En haut à nouveau discussion sur le mégaron. Trouvé plus facilement celui-là.
Sortis, nous prenons direction le tombeau de Tirynthe. Nous passons les orangeraies qui dégagent une odeur de fleurs à vous donner envie de manger des oranges. Donc Alain demande à Philippe à s’arrêter et ce premier va cueillir quelques oranges. C’est interdit mais nous le faisons quand même.
Le tombeau ressemble à celui d’Agamemnon, Clytemnestre et Egyste. Nous décidons de manger au dessus. Pour dessert = oranges bien entendu. Elles émanent une odeur rien qu’en les bougeant. Jamais je n’ai senti une orange avec cette odeur de peau. A la dégustation, je ne raconte pas. Un régal. Juteuses, sucrées à point, texture irréprochable…bref de l’orange comme on devrait en manger normalement.
Ensuite, direction Nauplie. Un conseil, à la sortie de Nauplie, prendre direction Athènes et tous les monuments sont visibles et facile à trouver car le grec est spécialiste dans la non indication des sites et directions. Il faut dire que Philippe avait loupé le panneau car ce matin nous regardions le fort qui avait une lumière magnifique… A Nauplie = après-midi de libre. Philippe et moi sortons. Malheureusement au bout de 5 minutes, il pleut. Nous rentrons et faisons la sieste. Ensuite, nous faisons une marche à pied. On fait le tour de mer. Le soleil et la lumière étaient parfaits. Il faut dire que depuis deux jours, nous ne sommes pas gâtés du point de vue de temps. Nous avons mangé à la pension. Alain et véronique au restaurant. Nous avons également utilisé la plaque électrique du gardien. Lors du lavage de la vaisselle, le mec est venu. Il n’a rien dit. Il nous a autorisé à utiliser le réchaud. Si on veut. Il ne sait pas que nous l’avons déjà fait.

19/04/2005 : Epidaure, epidaure.
A l’arrivée, un grand parking. Nous y sommes aux alentours de 9h30. Plus tard que d’habitude mais il a fallu attendre Philippe et Alain car à 8 h 30 ils ont du courir après le mec de la pension pour payer les nuits. Ils sont allés à la pension plus riche. Le mec arrive à 8 h 15 au lieu de 8h. Il téléphone à l’autre personne. Arrivés devant la pension, il est là, les cheveux tout hérissés et dit mais j’étais là… tu parles, tu dormais oui… Nous payons et allons directement vers le théâtre. Il y a déjà du monde. Des italiens vont par groupe de 5-6 clamer un texte au milieu du théâtre. On entend rien. Le public est bon enfant, on applaudit, on écoute, on hue…
Finalement je n’en peux plus. Je veux y aller. Mais seule c’est difficile. Alain me dit :  » si tu y vas, je te filme « . J’hésite. J’attends encore et puis d’un coup je me lève. J’y vais. Je suis obligée. Moi qui fais du théâtre…être dans un tel endroit avec une telle acoustique je ne peux qu’y aller. Je descend seule les quelques escaliers. Je vais au milieu. Mon coeur bat la chamade. Un silence complet dans le théâtre. Il faut dire que tout le monde passe en groupe. Je vais clamer un extrait de  » j’étais dans ma maison et j’attendais que la pluie vienne « de Jean Luc Lagarce. Un premier essai. Impressionnant l’acoustique. Je me lance, à un moment je confonds les phrases. C’est l’appréhension. Malheureusement mon texte est court. Mais la sensation est indéfinissable. Je ne vois plus personne, je clame, j’écoute. A la fin, je suis applaudie et me retire en saluant la foule. Je suis heureuse de l’avoir fait. On m’a bien entendu car j’ai parlé dans le masque.
Je pourrais rester des heures assise sur ces gradins. Tout le monde s’essaie. Certains y arrivent plus ou moins bien. Vers 10-11 h le théâtre se vide. En fait, nous nous rendons compte que cela se vide car les gens vont à Mycènes qui ferme à 15 h. Petit conseil : aller à Mycènes à l’ouverture pour être seul sur le site et ensuite aller à Epidaure pour 10 h pour profiter du théâtre seul. Au bout d’une heure, nous descendons pour visiter le reste du site. On en profite à nouveau pour clamer. Seul Philippe n’a rien dit.
Le reste du site est beau, calme mais il n’y a que des ruines. Des ouvriers s’attèlent sur 2 monuments pour que le touriste puisse mieux voir ces monuments. Mais pour l’instant, cela ne donne rien. Le musée ne vaut pas le coup non plus.
Ensuite, nous prenons la route. Nous allons dormir à Ermioni. Avant nous faisons un demi tour de la presqu’île de Méthana. Cela n’en vaut pas le coup. A l’entrée de la ville, une odeur de souffre nous prend le nez, la ville au mois d’avril est une ville fantôme. Tous les hôtels sont fermés. Il y 2-3 habitants qui traversent les rues désertes de ce bourg. Le vendeur de tabac est dans sa petite cabane. En pleine saison ça doit vivre et être plus accueillant. Ermioni est plus jolie. Nous allons à l’office du tourisme pour voir si il y a des chambres. La femme téléphone à des pensions pour voir si elles sont ouvertes. L’une d’elle veut bien nous accueillir. C’est une anglaise très sympathique. Nous avons le choix. Soit pour 50 € la nuit : 2 pièces avec 1 chambre et un 2ème lit dans la cuisine. Soit pour 70 € la nuit : cette pièce plus un autre appartement. Vu nos finances à Philippe et moi, nous préférons l’option à 50 €. On joue à pile ou face la chambre. Je prends face pour la chambre. Alain ne sait pas qu’à ce jeu je gagne toujours. C’est face qui l’emporte. Sur le coup, Alain n’est pas très content. Il veut prendre l’autre appartement. Mauvais joueur. La condition : nous payons 50 € les 2 jours et lui fait l’appoint. C’est OK. C’est vraiment très clean, très british.
Vers 19 h nous allons faire les courses pour ce soir. Une bonne ratatouille avec du riz. Philippe et Alain ont acheté du Uzo.

20/04/2005 : Bateau à 10h10 pour l’île d’Hydra.
Il fait beau aujourd’hui. La traversée dure 20 minutes environ. A première vue, l’île est belle. Il faut occulter l’arrivée et les boutiques à touristes installées sur le port ainsi que les terrasses de café et de restaurants. Cette île peut se faire uniquement à pied ou a dos de mule. C’est très bien car l’île est silencieuse. Nous optons pour aller vers le haut du village. Très vite, nous nous retrouvons seuls. Nous faisons des photos de portes, fenêtres, rues… Nous arrivons en haut avec une vue sur tout le village.
Ensuite, nous prenons vers la gauche. Nous nous retrouvons au 2ème village. Nous nous installons dans une petite crique, mangeons et nous reposons au soleil. Vers 14 h Philippe et moi allons à nouveau au village pour faire l’autre côté. Malheureusement ce n’est pas joli. Alors nous nous asseyons un peu plus loin que le musée et regardons les touristes passer en attendant de reprendre le bateau.
Le soir, nous voulons faire les courses mais tout est fermé. Donc nous allons dans une taverne de l’autre côté. Ce n’est pas très cher et il n’y a que des grecques. Par contre la nourriture est sans plus. Arrivés à l’hôtel, la chambre de véronique et Alain est infestée de cafards. Ils doivent défaire tous leurs bagages pour voir si ils n’en ont pas.

21/04/2005 : Aujourd’hui, l’île de Petsès.
Alain a raconté sa mésaventure à la propriétaire. Elle est choquée et s’en excuse. Sur le coup, elle lui rend 50€. C’est pas juste.
Pour rejoindre l’île de Petsès, c’est la galère. Comme à leurs habitudes, les indications sont uniquement d’un côté de la route et non de l’autre. Après plusieurs détours, après avoir tourné en rond dans les villages, nous trouvons le village de Kosta. Là, nous ne voyons que les bateaux taxis. Il nous propose 15 € pour 4. Nous lui demandons pour le ferry et il nous répond 10h30. Nous voyons un couple d’allemands. Je leur demande si ils veulent prendre le taxi-bateau et nous répondent que le ferry est à 10 h 30. Il ne reste que 30 minutes d’attente. Heureusement que nous les avons vus, car le grecque voulait nous entuber. Pendant ce temps, véronique téléphone pour confirmer notre retour.
Le ferry arrive. Tous les piétons s’y engagent. Ensuite, ce sont les voitures. La traversée n’est pas chère. Moins de 3 € pour 4. C’est plus rentable que le taxi-bateau.
Arrivés sur l’île, on entend les scooters. Ils sont nombreux et bruyants. Le village est peu joli et présente peu d’intérêts. Nous nous dirigeons vers l’autre rive. Nous voyons les armateurs. Durant le trajet, nous sentons que l’île est entrain d’attendre la saison. On refait les devantures, on repeint les chaises, on ponce…plus que quelques jours et l’île sera pleine de touristes. Pour notre part, nous longeons le bord de mer. Nous trouvons une église seule sur une plage et nous installons sur les rochers en dessous pour manger et se reposer. Personne n’a mis de crème solaire et résultat : nous avons tous des coups de soleil au visage et Alain aux jambes. Pas de chance pour lui aujourd’hui, il a cassé son short sur une pierre. Le retour en ferry a été gratuit. Le mec a fait payer ceux d’en bas uniquement. Il vaut mieux donc être en haut lorsqu’il y a du monde. Avant le départ, les voitures se sont installées sur le ferry. Une personne les aide. C’est fou le nombre de camions et voitures qui peuvent entrer.
Ensuite, direction Corinthe. C’est long. Nous nous arrêtons pour voir l’isthme. Il faut au moins le voir. Nous dormons juste à côté de Corinthe, dans une pension sympathique. Ils parlent français.

22/04/2005 : retour à Athènes.
Pour rendre la voiture et être à l’heure pour qu’Alain et véronique puissent prendre leur avion. Nous retrouvons donc Athènes et les coups de klaxon.
Quand à nous, nous avons visité le musée des outils. Décevant car en rénovation donc un seul étage. Le musée de l’habitat grecque. Nous avons trouvé notre prochaine destination en grèce. Une île proche de la crête : Kalpatios en pleine montagne mais qui a l’air authentique. Ensuite musée de la céramique. Décevant.
Puis on a fini par faire les touristes dans le quartier de Kapra et sieste avec vue sur l’acropole. Pour 50 centimes d’euros j’ai acheté 1 salade et 2 tomates. Pour 1.50€, du fromage et nous avons mangé à l’hôtel. Ensuite nous avons visité l’acropole la nuit. C’est joli.
Au fait, nous sommes retournés à l’hôtel pourri car c’est quand même le moins cher.

23/04/2005 : aujourd’hui, c’est le musée des bijoux à athènes.
Une belle collection de bijoux. Certains son un peu gros d’autre moins. En regardant la boutique, je craque sur un collier à 105 €. Celui à 570€ est trop cher. J’hésite. Finalement je me dis que je vais le prendre. Je l’essaie et c’est pris. J’ai 105€ en moins mais un beau collier dessiné par Liliapounos. En sortant du musée, les nuages sont apparus.
Nous prenons le bus place Syndagma pour l’aéroport. Le temps tourne au gris et arrivés à l’aéroport quelques gouttes tombent. Pourquoi faut-il que tous nos voyages se terminent par un temps pluvieux ?

Fin du voyage.

Philippe et Sandra